• Léa Angely

À quoi pourrait ressembler l'école de demain ?


Bonjour à tous !


Bienvenue dans mon article sur l'éducation et l'école de demain.

Aujourd'hui nous allons aborder de nouvelles manières de voir la pédagogie à l'école et la communication entre les élèves et les professeurs.


Je ne suis évidemment pas une pédagogue, ni une enseignante professionnelle, mais c’est un sujet qui me passionne vraiment. Ce sujet nourrit quelques sujets de réflexion et m'apporte des connaissances que je souhaite partager aujourd’hui afin de sensibiliser les consciences des passionnés et intéressés.


Cet article est le fruit de mes recherches et bien évidemment les sciences et consciences évoluent. Je vous transmet les informations actuelles, mais il est tout à fait possible que cet article soit obsolète ou incomplet d’ici quelques années.


Il sera question aujourd'hui de faire un état des lieux quant au système scolaire actuel pour ensuite vous donner des pistes de réflexion et des ouvertures sur une possible évolution.

Dans un prochain article à venir, nous parlerons ensemble de l'éducation parentale de demain.




LES FONDAMENTAUX DE L'ÉCOLE SONT-ILS À REPENSER ?

L'école a été fondée sur des objectifs, des connaissances et des valeurs aujourd’hui obsolètes.

En effet, il y a quelques années, nous n’avions pas les connaissances en pédagogie et en psychologie cognitive que nous avons aujourd’hui. La découverte des neurosciences affectives a également permis un nouveau spectre d'étude sur l'évolution de l’enfant.

La société d’aujourd’hui n’est plus la même qu’il y a 20 ans. Effectivement, les consciences évoluent de plus en plus à titre personnel.


L’apparition du numérique, le libre accès à la connaissance, l'accès au service quasi-immédiat et au savoir déjà "tout-cuit” ont complètement bouleversé notre mode de vie.

Notre consommation et manière d'appréhender la vie en général se sont également vu être modifiées.

Cela a eu pour conséquence de littéralement changer certains mécanismes et réflexes de notre cerveau et c’est normal, cela s'appelle l'évolution.


Nous le savons tous, le mal du siècle tourne autour de la psychologie et du mal-être des enfants à l'école et dans l'éducation en général (et donc par la suite chez les étudiants puis les adultes).


Les chiffres parlent d’eux même :

“Chaque année, quatre écoliers sur dix, soit environ 300 000 élèves, sortent du CM2 avec de graves lacunes : près de 200 000 d’entre eux ont des acquis fragiles et insuffisants en lecture et en calcul ; plus de 100 000 n’ont pas la maîtrise des compétences de bases dans ces domaines. [...] Leurs lacunes empêcheront ces élèves d’avoir une scolarité normale au collège.” - Les lois naturelles de l’enfant de Céline Alvarez (rapport de 2012 du Haut Conseil de l’éducation).

Pour de nombreux pédiatres, pédagogues et professeurs, ce mal-être à l'école -que ce soit chez les enfants ou les enseignants- est causé principalement par le manque de considération de notre système éducatif des mécanismes naturels de l’enfant.


D'après Céline Alvarez et Catherine Gueguin, un enfant naît câblé pour aimer et apprendre.

Dès le plus jeune âge, on observe déjà des actes d'échange, d'altruisme et surtout de recherche d’apprentissage et d'évolution par mimétisme.



QUELLES SONT LES DÉFAILLANCES DU SYSTÈME SCOLAIRE ET QUELS IMPACTS ONT-ELLES SUR LES ENFANTS ?


L’environnement scolaire inadapté aux enfants d’aujourd’hui leur demande de fournir l’effort de s’adapter à un système qui tend à être déshumanisant. Les chiffres et la réussite sont au centre des préoccupations.


La diabolisation de l’erreur et le besoin de validation de l’autre pour réussir détruisent progressivement l’estime de soi des élèves. De ce fait, leur soif de connaissance et leur chemin vers l’autonomie sont régulièrement bloqués. Peu d’enfants prennent plaisir à aller à l'école.


La notion d’accomplissement de soi et évolution personnelle perd son sens dans notre système éducatif. Effectivement, les enfants ne voient aucun intérêt à réussir un exercice, s'il n’est pas vu ou félicité par sa maîtresse/maître.

Son but n’est plus de s’instruire pour évoluer, mais d'être félicité. Ce conditionnement commence dès le plus jeune âge (3, 4 ans voir 2 ans pour les toutes petites sections). Le cerveau a besoin de faire des erreurs pour apprendre, c’est un fait.


Or, un enfant qui fait une erreur est encore trop souvent puni ou culpabilisé. On lui explique grossièrement qu’il a échoué et implicitement qu’il n’est pas à la hauteur.


L'élève étant formaté est déjà dépendant du retour positif du professeur. Il prendra inconsciemment cet échec comme un rejet, comme quelque chose de mal.


Un mécanisme de protection se met en place et l'élève créera par instinct des stratégies pour éviter l’erreur, ce qui bloque l'apprentissage et biaise la notion de réussite.

Évidemment, cela crée une situation de stress et il est impossible pour le cerveau d'intégrer quoi que ce soit en profondeur dans un climat de peur ou de stress.




ALORS QUE FAIRE POUR LES ACCOMPAGNER VERS L'ÂGE ADULTE EN TOUTE BIENVEILLANCE ET EN RESPECTANT LEUR BIEN-ÊTRE ?


D'après Céline Alvarez, qui a fondé ses recherches sur celles de Mariah Montessori, tout se base sur l'entraînement des compétences exécutives et sur l’autonomisation de l’enfant.

Il n’y a pas de recette magique ou miracle, il suffit de remettre au centre de l'apprentissage des lois naturelles de l’enfant. Pas besoin d’une méthode pédagogique venue d’ailleurs.



LES CONSÉQUENCES EXÉCUTIVES, QUÉSACO ? ET POURQUOI TRAVAILLER AVEC ?


Les conséquences exécutives sont les capacités qui nous permettent d'agir dans le monde et d’atteindre nos objectifs de manière ordonnée. L’acquisition de ces compétences est d’ailleurs plus significative pour la suite de la scolarité que le Q.I.


Elles se développent dans les premières années de la vie quand l’enfant émet une demande d’autonomisation “moi tout seul” et lorsqu'on soutient ce besoin d'autonomie.


Les compétences exécutives jouent sur :

- la mémoire de travail

- la flexibilité cognitive (le fait de pouvoir repérer ses propres erreurs et de les modifier par exemple)

- le contrôle inhibiteur (gérer ses émotions, sa relation à l'échec etc.. ).


C’est pour cette raison que l’erreur est d’importance capitale.

Pour l'être humain, l’erreur est le reflet de sa liberté d’essayer et de recommencer, cela lui permet de trouver la capacité d’apprentissage qui lui est propre.

L'erreur l'accompagne dans son éducation pour qu'il puisse conquérir son indépendance.


Lorsque l’enfant met ses chaussures le matin, il est conseillé de le laisser le faire et refaire. S'il s'énerve ou émet des signes de frustration, encouragez-le, parlez-lui et donnez lui des indications.

Par exemple, au lieu de le faire pas à sa place, vous pouvez lui dire : “Essaye d’enfiler la chaussure par le début de ton pied, comme une chaussette (…)”.


L’enfant adore qu’on lui donne des tâches “d’adulte”.

Vous pouvez lui confier des tâches comme ranger ses chaussures au bon endroit, passer lui-même le balais s'il a fait tomber quelque chose, le faire participer à la vie collective, lui donner le sens et la raison de ces tâches.


L'enfant prend alors confiance en lui, se sécurise, se sent intégré et il est fier de lui.


Il se détachera alors peu à peu de sa dépendance à l'adulte, il intégrera la conviction profonde qu’un jour il pourra faire “comme les grands” sans avoir besoin de l’aide des adultes. Ces petits accomplissements du quotidien structurent et font grandir l’estime de soi.


Rien ne vous empêche de superviser, au contraire, il n’est juste pas utile de faire à sa place, la clef est de prendre le temps nécessaire pour superviser et accompagner l’enfant.

Un peu comme un tuteur pour les plantes, il aide cette dernière à pousser dans le bon sens, pourtant la plante grandit d’elle-même par ses propres ressources.



ET POUR CE QUI EST D'UNE NOUVELLE FAÇON DE COMMUNIQUER ?


L’utilisation d’un autre mode de communication serait de mise.

Former les enseignants à la CNV (communication non violente) serait un bon début. L’important étant de remettre au centre de la communication l’individualité de chacun.


Il pourrait être question d'abandonner le système de récompense par exemple. Au lieu de dire à un élève qui a réussi son exercice : ”Tu as réussi l'exercice que je t’ai donné je suis fier de toi, tu peux passer à la suite”, il vaut mieux dire “Ah génial ! Tu es content de toi ? Comment te sens-tu ?”.


Cela vaut également pour les cadeaux (les images, les bâtons verts et bâtons rouges, les accès à certains privilèges ou non).


Les détails dans les tournures de phrases, petit à petit, peuvent défaire cette recherche de l'approbation du professeur et mettre en lumière la fierté personnelle, ainsi que l’auto-analyse des émotions de l’enfant.


Les écoliers n'ont pas besoin d’une “carotte” pour comprendre qu’ils ont réussi ou non un exercice ou pour se motiver à apprendre. Leur envie naturelle de participer et d'être intégré dans la vie des adultes est amplement suffisante.


C’est pourquoi le mélange des niveaux et des âges dans les classes peut être une bonne alternative.

Effectivement, nous remarquons souvent qu’instinctivement, les enfants s’entraident beaucoup. Les plus grands vont naturellement aider les plus petits et les plus petits se tournent vers les plus grands pour poser leurs questions.

Ce gain d'échange autonomise la dynamique de la classe et enrichit une cohésion. Une reliance solide se créé au sein des relations entre les élèves.


Évidemment, cela remettrait en question la place de l'enseignant qui aurait plutôt un rôle de supervision, d'accompagnant et de guide disponible.

Il représenterait la sécurité que l'adulte doit apporter aux enfants et non “la source de connaissance absolue et irremplaçable” qui déverse son savoir à ses élèves.


“Le plus déterminant dans les classes, pour la réussites des enfants, ce n'était pas les outils pédagogiques utilisés ou le nombre d'enfants par classe, mais c'était surtout la qualité des interactions entre les enfants et les enseignants." - Céline Alvarez


CONCLUSION


De plus en plus d'individus remettent en question notre rapport à nous-même et à l'être humain en général. Il découle de cet éveil la question de la notion d’estime de soi, du respect et de l’amour de l’autre.

Ces valeurs humaines que notre génération partage se transmettent peu à peu à nos enfants.

C’est pour cette raison qu'il me semble vital que cette notion de bienveillance s’ancre principalement et en priorité dans les écoles !


Remettre au centre de nos priorités les lois naturelles de l'apprentissage afin de permettre le meilleur développement général des enfants me semble évident et urgent.


Redonner un sens et un plaisir d’aller à l'école, que ce soit pour les enfants ou pour les parents, nous aiderait à avancer dans la direction de cette évolution.


Pour ce faire, pourquoi ne pas commencer dans le lieu où nos enfants apprennent la vie en société, là où ils apprennent à se cultiver et passent une majeure partie de leur temps ?


Je vous invite fortement à lire le livre “Les lois naturelles de l'enfant" de Céline Alvarez. Enseignante et pédagogue, elle traite le sujet avec beaucoup de passion et de manière assez révolutionnaire.


Merci à vous d’avoir pris le temps de lire mon article !




Si le sujet t'intéresse, Constance a également donné son avis sur l'éducation de demain dans cet épisode du podcast !


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