• Léa Angely

Comment vivre avec l'insomnie ? - mon expérience



Aujourd’hui, je vais te parler d’un trouble du sommeil qui touche plus de 30% de la population française : l’insomnie.


Nous allons parler des vraies insomnies.

Celles qui nous tiennent les yeux ouverts et ronds comme des billes à 4h45 du matin.



Je ne vais pas te recommander une énième méditation guidée ou bien une tisane magique à base camomille ou autre merveilleuse technique de respiration.

En clair, je ne t'apporterais aucune solution de ce type dans cet article.



Pourquoi ?


Car étant moi-même insomniaque primaire de naissance, je n’ai jamais réellement trouvé ces solutions concrètes et efficaces sur le long terme.

D'ailleurs, juste pour la blague, je rédige cet édito à 3h du matin en plein milieu d‘une insomnie.

Dans cet article, je vais me contenter de te décrire ce qu’il en est à propos de ce réel handicap invisible, et ce, dans le but de mettre la lumière sur le quotidien des personnes victime d’insomnie au quotidien.



SOMMAIRE :



L'INSOMNIE CONCRÈTEMENT, QU'EST-CE QUE C'EST ?


On pourrait définir l’insomnie par un état d’hyper éveil.

On note une absence de sensation de fatigue, une incapacité à se détendre et des ruminations.

L’esprit est sûr-attentif à tous les détails et bruits parasites, comme un état d’hyper alerte et de vigilance.

On diagnostique l’insomnie comme un trouble lorsqu’elle impacte négativement la vie et notre quotidien, et ce, pendant au moins 3 mois.

Ce problème peut venir d’une part d’un manque de conditionnement correct du cerveau et/ou de l'hygiène de vie du sujet (comme des troubles hormonaux, travail avec des horaires irréguliers et décalés etc...).


D’autre part, l'insomnie peut être la conséquence d’une émotion désagréable (tristesse, anxiété, colère) qui survient au moment du couché, peu importe son intensité.


Plus simplement, on distingue deux types l’insomnie :

  • l'insomnie primaire, qui arrive sans raison, sans trouble antécédent.

  • l’insomnie secondaire, qui est la conséquence d’une autre maladie ou trouble psychologique/physique (par exemple : due à un stress post traumatique ou un épisode maniaque). Dans ce cas, on piste rapidement la source du problème en traitant le trouble initial.


Néanmoins, il arrive trop souvent que, même après la résolution du problème, le déséquilibre de l’horloge interne créé par l’insomnie secondaire reste et soit aussi tenace et difficile à traiter que l'insomnie primaire.

On peut par exemple détraquer son métabolisme de la même manière avec des régimes alimentaires irréguliers et peu adaptés.



QUELLE SONT LES SOURCES DE L'INSOMNIE PRIMAIRE ?


Le premier élément qui entretient l’insomnie primaire, c’est l’anxiété ou l’anticipation de ne pas réussir à dormir.


Cela génère du stress qui empêche de se détendre, donc de dormir.

Le temps passe, nous nous apercevons qu’il nous reste peu de temps pour dormir, ce qui nous met doublement la pression et nous voilà dans le cercle vicieux de l’insomnie.


Un deuxième élément est le conditionnement.


Lors d’insomnie, nous avons tendance à rester dans le lit, à se tourner et se retourner.

Alors que nous cogitons, nous pouvons ressentir de la panique, de l’agacement, du stress etc.

Petit à petit, le cerveau finit par associer le lit à tous ces éléments et il se conditionne progressivement à lit = réflexion.



MES CONSEILS FACE À L'INSOMNIE PRIMAIRE

Quelles sont les solutions face à l’insomnie primaire ?



Nous parlions de conditionnement, voilà une première clé.


Réorganiser sa routine de sommeil demande beaucoup volonté et d’auto discipline.

Surtout si nous avons vécu des années d’insomnies et que nous nous sommes relativement «adapté» à ce rythme de vie.

Le premier pas est d’aller dans son lit UNIQUEMENT pour y dormir.

Pas de séries, de films, de livres, de ruminations ou quoi que ce soit d’autre dans le lit, le jour comme la nuit.

Il faut absolument changer sa relation à son lit.


Au moment du couché, il est conseillé d’essayer de s’endormir pendant 15/30 min.

Si la somnolence ne se présente pas, il faut sortir du lit et faire une activité peu stimulante dans l'idéal (fun-fact : mon médecin m’avait conseillé de lire l’annuaire).

On peut se poser sur son canapé et lire un livre, dessiner, écouter de la musique douce (ou le podcast) par exemple.




Deuxième clé : imposer un horaire de lever fixe et quotidien.


Peu importe l'emploi du temps !

Les insomniaques ont tendance à dormir 2/3h par nuit et à grappiller quelques heures de sommeil dans la journée.

Mais le sommeil est efficace en qualité et non en quantité.

Additionner plusieurs heures de sommeil très moyennes en matière de qualité, n’aide en rien à la situation, au contraire.


En supprimant les siestes et grâce à la fatigue accumulée, la somnolence intervient plus rapidement le soir.

Il suffit d’aller dans le lit à ce moment précis pour déjà retrouver une certaine qualité de sommeil.

Si jamais de nouveau, il y a des difficultés pour s’endormir, il faut sortir du lit encore une fois et retourner à une activité calme.


La combinaison de ces deux éléments a pour but d’augmenter la qualité du sommeil et réorganise le cycle.


La guérison est progressive et laborieuse, il y a toute une hygiène de vie et un reconditionnement à refaire.

Cela ne se fait pas du jour au lendemain.

Alors sois patient et tolérant avec toi-même !

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